Mises en espace
La poésie sauvera le monde
Jean-Pierre Siméon
La poésie célébrée comme une force vitale, antidote au bruit et à la fureur du monde contemporain. Face à l’image et au langage appauvri, elle réinvente le réel par la puissance du verbe et de l’imaginaire. Lieu d’expérience sensible et de vérité, elle échappe aux filtres utilitaires pour renouer avec l’essentiel. Jean-Pierre Siméon en affirme ici l’urgence : la poésie, ultime recours, pourrait bien être ce qui sauve le monde - si rien le sauve.
Au nom de la vérité
Stefan Zweig et Klaus Mann
La correspondance de Klaus Mann et de Stéphan Zweig cristallise l'affrontement de deux Viennois exilés du nazisme – deux suicidés de la société. Avec en débat, l’engagement de l’écrivain – injonction du destin ou perdition de l’art. Et avec en jeu, deux vies toutes entières.
Correspondances à trois
Rainer Maria Rilke, Boris Pasternak, Marina Tsvetaïeva
En 1926, Rilke, Pasternak et Tsvétaïeva échangent une correspondance intense, portée par une admiration réciproque. Séparés par les exils et la maladie, ils construisent un triangle épistolaire où s’entrelacent exaltation poétique, idéalisation et tensions affectives. L’absence nourrit autant l’élévation des voix que les susceptibilités, jalousies et élans passionnés, dans une Europe à l’abord de plonger dans le chaos.
Le Sens du désir
Jean-Louis Barrault et Guy Dumur
À soixante-dix ans, Jean-Louis Barrault revient sur l’ensemble de sa carrière théâtrale, à l’occasion d’entretiens avec Guy Dumur. Il se voit désormais dans son propre miroir pour exprimer son parcours et ses élans. Car selon lui, le théâtre est le reflet de la vie, il n’est jamais que désir : « La vie du théâtre et la vie tout court m'ont enseigné le sens du désir. »
Le Dialogue des Carmélites
Georges Bernanos
Le Dialogue des Carmélites explore la Révolution comme épreuve intime : croire et consentir vacillent. Centrée sur quelques voix, l’œuvre révèle une communauté confrontée à la peur, non comme faiblesse mais comme matière du choix. Blanche incarne une conscience traversée, où l’action naît de l’abandon. Une méditation dramatique sur la faiblesse, le courage et le mystère du martyre – où le verbe devient acte.
Un siècle de fureurs
Paul Claudel, Charles Péguy et Georges Bernanos
Trois grandes voix se répondent et s’opposent au cœur des grandes crises du XXe siècle. De l’Affaire Dreyfus aux guerres mondiales, leurs correspondances éclairent les tensions entre Anarchie, Tradition et Foi. À travers leurs divergences naît une réflexion ardente sur l’injustice humaine, la barbarie et la quête de héros et de saints.
Les Chasseurs d'absolu
Stéphane Mallarmé et Paul Claudel
À travers la correspondance entre Mallarmé et Claudel, deux visions de la poésie se confrontent à l’aube d’un siècle nouveau. Entre fascination réciproque, malentendus et quête de l’absolu, leurs voix croisent celles de Verlaine et surtout de Rimbaud. Une traversée des tensions esthétiques et spirituelles qui relient, malgré tout, deux mondes que tout semble opposer.
Mal mais vite
Paul Claudel et Jean-Louis Barrault
Pendant quinze ans, Claudel et Barrault entretiennent une correspondance vibrante, née d’une rencontre profonde entre un maître et son disciple. Entre ferveur artistique, doutes, foi et obstacles de l’Histoire, leurs lettres racontent une aventure théâtrale hors du commun. Leurs échanges font revivre l’élan d’une création partagée, portée par une même exigence et un même feu.
Le Banquet des démons
Régis Debray
Fresque historique, Le Banquet des démons met en scène l’affrontement entre sagesse antique et religion nouvelle, au moment où un monde s’effondre et un autre s’impose. À travers la figure tragique de Julien, la pièce donne voix aux vaincus de l’Histoire et interroge le fanatisme, la liberté de l’esprit et la possibilité d’une résistance lucide face au cours du temps.









