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Mal mais vite

Texte d'après la correspondance de 

Paul Claudel et Jean-Louis Barrault

Adaptation et mise en scène Gérald Garutti

« Y a-t-il souvent eu de telles rencontres ? » s'étonne Jean-Louis Barrault en pensant à sa relation avec Paul Claudel. Probablement pas. Maître de soixante-et-onze ans et disciple de vingt-neuf ans –  une différence d'âge abolie dans la « co-naissance » de deux artistes, de deux « enfants » – Paul Claudel et Jean-Louis Barrault ont entretenu une correspondance sincère et sensible, parfois intransigeante, nourrie de doutes et de passion.

 

Quelle est donc cette rencontre ? Un partage, une nécessité. Qui sont-ils ? Hommes de théâtre, hommes de foi, artistes et poètes, surtout. Au fil des lettres, on rencontre les acteurs, les personnages et les figures qui ont marqué le parcours de Paul Claudel et de Jean-Louis Barrault, jusqu'aux détails les plus infimes, et les plus intimes – une ancienne domestique de l'un que le hasard a mis au service de l'autre.

 

« Que notre lyrisme soit patient ! » écrit Barrault. Et il fallait qu'il le fût. Comme s'élaborait un projet commun, la France connaissait l'Occupation et le théâtre voyait ses moyens réduire. Comment monter Le Soulier de satin avec des résidus de décors ? Comment contourner la censure ? Plus difficile encore, comment convaincre un auteur de faire face à un texte qu'il tient pour un échec et dont il s'est depuis longtemps détourné ? L'indispensable patience se trouve ainsi confrontée à un mot d'ordre qui semble régir la création en ces temps difficiles : « mal, mais vite ».

 

Mal mais vite, c'est aussi la mise en commun de trois talents, de trois sensibilités contemporaines, rassemblés autour de l'œuvre de Claudel, lors des Rencontres de Brangues. Gérald Garutti réunit deux générations d'acteurs à travers Philippe Morier-Genoud et Xavier Legrand, pour mieux les conjuguer et les mêler ensemble. Comme Claudel et Barrault, les comédiens se retrouvent autour d'une énergie fondatrice, ce feu sacré qui brûle au sein de mots empruntés.


Mal mais vite propose de faire découvrir une correspondance éblouissante, tapie dans l'ombre de grandes œuvres. La faire revivre, c'est faire entendre deux voix du passé qui continuent d'inspirer les artistes d'aujourd'hui. C'est raconter, au plateau – à sa place – une rencontre qui compte parmi les plus marquantes de l'histoire de la scène, à travers quinze ans de vie et de théâtre.

Avec Philippe Morier-Genoud et Xavier Legrand 


Collaborateur artistique et création lumières

Pierre Daubigny
Assistante à la mise en scène
Pauline Peyrade

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